C'est la technique que j'ai créée — le fruit le plus personnel de mon parcours, du souffle et de l'écoute du corps au corps vajra de la tradition tibétaine. Un travail énergétique doux, par les mains, la respiration et le son, qui vise une seule chose : rétablir la libre circulation des souffles de vie.
Le souffle traverse toute ma vie. Dans les arts du mouvement, on apprend vite que l'équilibre ne se trouve pas dans les muscles : il se trouve dans la respiration. Un corps qui bloque son souffle se fige ; un corps qui le laisse passer retrouve son aplomb.
Pendant mes années de travail du corps sur scène, puis d'enseignant du geste et du théâtre d'expression, j'ai passé des milliers d'heures à observer comment le souffle organise le corps : comment une inspiration retenue fige une épaule, comment une expiration accompagnée dénoue un geste. Quand j'ai rencontré la médecine tibétaine, en 2006, j'ai retrouvé cette évidence — mais formulée avec une précision que l'Occident ignore : une cartographie complète du corps subtil, transmise depuis des siècles.
Les Soins des Souffles de Vie sont nés de cette rencontre. Ce n'est ni un massage — pour cela, il y a le Ku Nye — ni une thérapie externe classique de la médecine tibétaine. C'est une synthèse patiente, mûrie au fil des années de cabinet, entre ce que les arts du mouvement m'ont appris du souffle vécu et ce que le Sowa Rigpa — la « science de la guérison » tibétaine, dans laquelle je suis diplômé de l'AIMTT — enseigne du souffle subtil.
Je la présente avec humilité : je ne prétends pas avoir inventé le corps vajra, qui appartient à la tradition tibétaine. J'ai simplement composé, à partir de cette tradition et de mon expérience du corps en mouvement, une manière de travailler qui m'est propre — douce, respectueuse, précise.
« Là où va le souffle, l'esprit le suit ; apaise l'un, tu apaises l'autre. »
— Adage de la tradition des souffles (rLung)
À côté du corps anatomique que décrit la médecine occidentale, la tradition tibétaine décrit un corps subtil — le corps vajra, littéralement le « corps de diamant ». Il repose sur trois notions que je vais vous présenter simplement, car elles sont le cœur de mon travail.
La tradition décrit un réseau de canaux subtils qui parcourt tout le corps, organisé autour d'un canal central suivant l'axe du tronc — celui que vous voyez sur le dessin ci-dessus. Ces canaux ne sont ni les vaisseaux sanguins ni les nerfs : ce sont les voies par lesquelles circule l'énergie subtile. Quand ils sont libres, la vie circule ; quand ils se nouent, quelque chose se fige.
Le rLung — prononcez « loung » — est le souffle-vent, le principe de mouvement. C'est lui qui anime la respiration, la pensée, les émotions, la circulation. La tradition en distingue plusieurs, chacun avec son siège et sa fonction. En médecine tibétaine, un rLung perturbé est associé à l'agitation, à l'anxiété, à l'épuisement nerveux — ce que nos vies modernes connaissent si bien.
Les thiglé sont les essences vitales — les « gouttes » qui, dans le corps subtil, concentrent la vitalité. Là où les canaux sont les routes et les souffles les voyageurs, les thiglé sont ce qui donne au voyage sa substance : la sève. Un travail énergétique complet ne s'occupe pas seulement de faire circuler, mais aussi de préserver et de rassembler cette vitalité.
Dans cette lecture, beaucoup d'états de mal-être — la boule dans la gorge, le plexus serré, la tête qui tourne en boucle, la fatigue qui ne passe pas malgré le repos — se comprennent comme des souffles qui ne circulent plus librement : bloqués quelque part, en excès ailleurs. Le soin ne consiste pas à « donner de l'énergie », comme on l'entend parfois, mais à restaurer un mouvement : ouvrir ce qui est fermé, apaiser ce qui s'emballe, ramener le souffle dans son lit.
C'est un travail d'écoute du corps, au fond : il ne s'agit pas de forcer l'équilibre, mais de créer les conditions pour que le corps le retrouve de lui-même. Mes mains ne « réparent » rien — elles écoutent, elles suggèrent, elles accompagnent. Le reste, c'est votre propre vitalité qui le fait.
Je tiens à le dire clairement : le corps vajra est un modèle traditionnel, pas un fait anatomique démontré par la science. Je le présente comme ce qu'il est — une grille de lecture ancienne, cohérente, remarquablement fine pour décrire le vécu corporel et émotionnel — et non comme une vérité qui s'opposerait à la médecine. Dans mon cabinet, les deux langues coexistent : le matin je lis un bilan sanguin BNS24, l'après-midi je suis un trajet de canal. Elles ne se contredisent pas ; elles ne parlent simplement pas du même étage de l'être.
Dans la tradition tibétaine, que désigne le mot « rLung » ?
Parmi les trois notions du corps vajra, les thiglé — les essences vitales — sont les plus discrètes. On travaille volontiers les canaux et les souffles ; on oublie la sève. C'est à elle qu'est consacré ce soin, le volet « essences » de mon travail des Souffles de Vie.
Pourquoi ce nom ? Ceux qui ont marché en montagne avant le jour le savent : il y a un moment, juste avant l'aube, où tout se rassemble. La vallée dort sous la mer de nuages, l'air est immobile, et la première lueur ne force rien — elle révèle ce qui était déjà là. C'est exactement le geste de ce soin : ne rien ajouter, ne rien forcer, mais rassembler la vitalité dispersée et la laisser remonter, comme la lumière gagne les crêtes.
Concrètement, la séance est plus lente et plus enveloppante qu'un soin des souffles classique : des appuis longs et immobiles sur les points où la tradition situe les thiglé, un travail du canal central, des temps de silence assumés. J'y pense particulièrement pour les fatigues profondes qui ne cèdent pas au repos, les convalescences, les suites de périodes où l'on a trop donné — quand ce n'est plus le mouvement qui manque, mais la substance.
Comme tout ce qui figure sur cette page : une approche complémentaire de bien-être, fondée sur un modèle traditionnel — elle ne remplace ni diagnostic ni traitement médical.
Dans la médecine tibétaine traditionnelle, le soin ne passe pas seulement par les plantes, les mains ou l'aiguille : il passe aussi par le son. La mantra thérapie est cette branche du Sowa Rigpa qui utilise la récitation de formules — les mantras — comme support de soin.
Je veux la présenter avec la sobriété qu'elle mérite, parce que c'est un terrain où l'on entend beaucoup de choses. Un mantra n'est pas une formule magique qui « guérirait » à distance, et je ne vous promettrai jamais rien de tel. C'est d'abord une pratique méditative et vibratoire : une suite de syllabes, transmise par la tradition, que l'on récite avec une intention précise et une attention entière. Le son structure le souffle — on ne peut pas réciter sans respirer d'une certaine manière — et le souffle, nous venons de le voir, structure l'état intérieur.
Concrètement, dans ma pratique, la mantra thérapie prend trois formes, toujours proposées et jamais imposées :
Cette dimension du soin s'adresse à ceux qu'elle touche. Si elle ne vous parle pas, le travail sur les souffles se suffit entièrement à lui-même — dites-le simplement, et nous en resterons aux mains et à la respiration.
Dans le Sowa Rigpa, quel est le rôle traditionnel d'une amulette ?
Le sigle veut dire Libération Holographique du Cœur Péricarde. C'est une approche énergétique développée par Jean-Pierre Chamodot, dont j'ai suivi l'intégralité de la formation certifiante — et que j'ajoute, en pleine conscience, à ma palette de soins.
Son idée de départ est simple à énoncer : le stress prolongé déconnecte nos cellules de leur champ d'origine, et ce désaccord finit par se lire dans le corps. La méthode ne cherche donc pas à « lutter contre » quoi que ce soit — elle cherche à restaurer un lien, à réinformer doucement le vivant pour qu'il retrouve sa propre logique. Elle s'appuie sur la cohérence cardiaque, un travail d'intention et un toucher très léger, en s'inspirant de lectures issues de la physique quantique, de l'épigénétique, de l'ostéopathie et de l'acupuncture.
Concrètement, une séance suit un fil précis : centrage et cohérence cardiaque, connexion du cœur aux mains, puis un temps d'écoute (« la main consciente ») avant un temps d'harmonisation. L'intention y circule par quatre canaux — la pensée, le verbe, la visualisation et le toucher —, et l'on referme toujours par un temps de retour et de ressenti partagé.
« Là où se porte la conscience, l'énergie afflue. »
— Adage traditionnel du travail de l'énergie
Contrairement à mes autres agréments (ASCA, RME, APTN), cette approche énergétique n'entre pas dans le cadre du remboursement — je la propose pour ce qu'elle est : un accompagnement subtil, en conscience.
Ce sont des indications douces, du domaine de l'accompagnement du terrain et du mieux-être — pas des indications médicales.
Que vise, au juste, un Soin des Souffles de Vie ?
Non. Je ne vous demande aucune adhésion — ni au corps vajra, ni aux mantras, ni à quoi que ce soit. Venez comme vous êtes, avec votre curiosité ou votre scepticisme. Ce qui compte pendant la séance, c'est ce que vous ressentez concrètement : la détente, le souffle qui s'allonge, les tensions qui se relâchent. Le cadre traditionnel est ma grille de travail ; vous n'avez pas besoin de l'adopter pour en recevoir le soin.
Non. La mantra thérapie s'enracine dans la culture tibétaine, où médecine et spiritualité sont historiquement liées, et je respecte profondément cette origine. Mais dans mon cabinet, le soin est proposé comme une pratique de mieux-être, ouverte à toutes les convictions — et la dimension sonore ou les amulettes ne sont utilisées que si vous le souhaitez. Vous pouvez recevoir un soin complet sans qu'aucun mantra ne soit prononcé.
Oui, entièrement. Contrairement au massage Ku Nye, qui se pratique avec des huiles sur la peau, le Soin des Souffles de Vie se reçoit habillé, allongé sur la table de massage. Prévoyez simplement des vêtements souples et confortables, dans lesquels vous respirez librement.
Il n'y a pas de règle : cela dépend de ce qui vous amène et de la manière dont votre corps répond. Certaines personnes viennent ponctuellement, dans une période chargée ; d'autres préfèrent un accompagnement plus suivi. Nous en parlons dès la première séance, et je réévalue honnêtement à chaque fois : mon objectif est votre autonomie, pas votre dépendance.
Oui — et c'est même le cadre normal : ce soin est un complément, jamais un substitut. Votre traitement continue exactement comme prescrit, et toute question le concernant revient à votre médecin. Signalez-moi simplement vos traitements et suivis en cours lors de l'entretien : cela fait partie des informations dont je tiens compte pour adapter le soin.
Le Ku Nye est le massage traditionnel tibétain : huiles, pétrissages, travail des points — un soin du corps par le corps. Les thérapies externes (ventouses, moxibustion, bâton Yutchu) agissent par des outils sur des points précis. Le Soin des Souffles de Vie, lui, travaille l'étage subtil : touchers légers, souffle, son. Les trois se complètent — et il m'arrive de vous orienter de l'un vers l'autre selon ce que votre terrain demande.
Oui, en partie. J'anime des ateliers de groupe au Centre de Thérapies à Sion — notamment « Souffle de Vie & Bâton tibétain Yutchu » le samedi 12 septembre 2026 (CHF 120.– la journée, inscription via therapies-sion.ch). Vous y découvrez les bases du travail du souffle et des outils traditionnels, pour vous-même ou vos proches. Tous les détails sur la page Enseignement & ateliers.
À toute personne — adulte de tout âge — qui sent que « quelque chose ne circule plus » : le stress qui s'accumule, la fatigue qui résiste au repos, les émotions qui débordent ou qui se figent, les périodes de transition où le corps porte plus que sa part. Aux personnes sensibles, que les approches vigoureuses rebutent : ici, tout est doux. À celles et ceux qui pratiquent déjà la méditation ou le travail du souffle, et qui cherchent un accompagnement dans cette même langue. Et à ceux qui, simplement, veulent découvrir ce que la tradition tibétaine du corps subtil peut apporter à leur équilibre — sans dogme, sans promesse, avec des mains formées par trente ans de travail du corps.
Si vous hésitez entre ce soin et une autre approche, l'assistant en bas à droite peut vous orienter — ou écrivez-moi via la page contact : je réponds personnellement.
Le plus simple est de réserver directement en ligne — ou de m'appeler au +41 77 490 56 28 si vous préférez en parler d'abord.
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