Avant d’enseigner la médecine, j’ai enseigné l’équilibre. Pendant des années, j’ai transmis les arts du mouvement et le théâtre d’expression — puis le vieux réflexe m’a suivi jusqu’au cabinet : ateliers de groupe à Sion, campus de formation pour praticiens, espace étudiant en médecine tibétaine. Le contenu a changé ; la manière, elle, vient toujours de la scène et du travail du corps.
Si vous cherchez le fil rouge de ma vie, ce n’est ni la forêt, ni la scène, ni même le cabinet : c’est la transmission.
Pendant de nombreuses années, j’ai enseigné les arts du cirque et le théâtre d’expression. Le cirque est avant tout une école d’équilibre : le fil, la boule d’équilibre, le monocycle, le trapèze — autant de disciplines où le corps apprend, seconde après seconde, à se rattraper et à se replacer. Bien avant de parler d’équilibre du terrain ou des humeurs, c’est là que je l’ai enseigné, très concrètement. J’ai vu des enfants timides trouver leur équilibre et se redresser d’un coup, des adultes raides retrouver le rire en apprenant à jongler, des groupes entiers se souder autour d’un numéro qui semblait impossible la veille. On croit que ce professeur-là enseigne des figures ; en réalité, il enseigne la confiance — celle qu’on s’accorde à soi-même le jour où le corps découvre qu’il sait.
Mes années d’animation culturelle m’ont appris le reste : accompagner un groupe, tenir compte de chacun, faire de la différence une richesse plutôt qu’un obstacle. C’est un métier d’écoute avant d’être un métier de programme — et cette écoute-là, je l’emmène aujourd’hui dans chaque atelier et chaque formation.
Puis la médecine est arrivée. Depuis 2012, je pratique la médecine tibétaine ; je suis diplômé de l’Académie Internationale de Médecine Traditionnelle Tibétaine — avec, au bout du chemin, ma thèse de diplôme — et je me suis formé en parallèle à la naturopathie (certification OrTra MA en médecine traditionnelle européenne), à l’acupuncture antique chinoise et à l’homéopathie diathésique de l’école du Dr Jean-Yves Henry. Et très vite, le vieux réflexe est revenu : ce que je comprenais, il fallait que je le transmette. J'ai d'ailleurs enseigné plusieurs années l'astrologie médicale tibétaine dans le cadre de l'IATTM.
Car enseigner la médecine, au fond, ressemble beaucoup à enseigner l’équilibre. Il y a un savoir exigeant — l’anatomie des canaux, les paramètres d’un bilan BNS24, la logique des humeurs — et il y a le moment où ce savoir doit descendre dans les mains de quelqu’un d’autre. Ce moment-là ne se décrète pas : il se prépare, il s’accompagne, il se répète. C’est exactement le travail que je faisais avec mes élèves d’alors, et c’est celui que je fais aujourd’hui avec mes stagiaires et mes étudiants.
« On ne transmet pas ce qu’on sait : on transmet ce qu’on est devenu en l’apprenant. »Relire le parcours en entier
Qu’ai-je enseigné en premier dans ma vie ?
En 2026, j’anime trois ateliers de groupe d’une journée au Centre de Thérapies, Rue du Rhône 11 à Sion — là même où je consulte. Chaque journée coûte CHF 120.– et l’inscription se fait via therapies-sion.ch. Le principe est celui de toutes mes anciennes classes de mouvement : peu de théorie descendante, beaucoup de pratique guidée — on apprend en faisant, et on refait jusqu’à ce que le geste soit juste.
Samedi 12 septembre 2026
Une journée pour découvrir ma technique des Soins des Souffles de Vie — le corps vajra avec ses canaux (tsa), ses souffles (rLung) et ses essences (thiglé) — et pour apprivoiser le bâton tibétain Yutchu, outil des thérapies externes du Sowa Rigpa. Cet atelier s’adresse autant aux personnes simplement curieuses du travail énergétique qu’aux praticiens en quête d’un nouvel outil : nous alternerons repères essentiels et pratique accompagnée, chacun à son rythme.
CHF 120.– / jourCentre de Thérapies, Sion
Samedi 31 octobre 2026
Les ventouses que j’utilise au cabinet — cuivre et verre — sont l’une des grandes thérapies externes de la médecine tibétaine. Cette journée s’adresse à celles et ceux qui veulent comprendre cet outil de l’intérieur : quand on y pense, ce qu’il cherche à mobiliser, et surtout comment poser le geste avec précision et prudence. Nous travaillerons la manipulation de base et les précautions indispensables — car une ventouse bien posée est d’abord une ventouse posée au bon moment, sur la bonne personne.
CHF 120.– / jourCentre de Thérapies, Sion
Samedi 5 décembre 2026
Quand décembre arrive en Valais, la chaleur devient un soin. La moxibustion tibétaine — que je pratique au cabinet, avec sa variante douce Hor Me — travaille par la chaleur appliquée en des points choisis. Cet atelier s’adresse aux curieux comme aux praticiens : nous y apprendrons les repères de base, la conduite du geste et les limites à respecter, dans l’esprit qui traverse toute ma pratique — on ne chauffe pas au hasard, on choisit, on observe, on ajuste.
CHF 120.– / jourCentre de Thérapies, Sion
Bon à savoir avant de vous inscrire.
Trois journées, trois outils, un même esprit : celui de mes anciennes classes de mouvement. On arrive le matin avec ses questions, on repart le soir avec des gestes essayés, corrigés, répétés — et une idée beaucoup plus claire de ce que ces thérapies peuvent apporter, et de ce qu’elles ne prétendent pas faire. Vous pouvez suivre un seul atelier ou les trois : chacun se suffit à lui-même, mais ensemble ils dessinent un beau panorama des thérapies externes tibétaines que je pratique au quotidien.
Quel outil apprivoise-t-on à l’atelier du 12 septembre 2026 ?
Les ateliers d’un samedi ouvrent une porte. Pour celles et ceux qui veulent aller au bout du chemin, j’ai fondé la FRMI — et construit un campus de formation en ligne.
La FRMI forme des praticiens en médecine intégrée — ce raisonnement qui croise le bilan biologique, l’homéopathie diathésique, la nutrition et les approches traditionnelles, avec une seule exigence : mesurer avant d’agir. Sur campus.frmi.ch, on apprend à son rythme, accompagné par les assistants d’ArtemisIA.
La médecine tibétaine, elle, se transmet via medecinetibetaine.org et son espace étudiant (Sowa Rigpa). Ateliers à Sion, campus en ligne, espace étudiant : la même transmission à trois distances — et partout la règle du chapiteau, on n’avance jamais seul.
Au fond, tout ce que j’entreprends poursuit un même but : que le savoir passe. Former celles et ceux qui soigneront demain, à travers la FRMI, la médecine tibétaine, l’astrologie et ArtemisIA, c’est refuser qu’une connaissance patiemment rassemblée s’éteigne avec celui qui la porte. Une tradition ne survit que si elle est transmise — et transmise vivante.
Cette même responsabilité m’engage aussi envers le monde que nous laisserons : préserver le vivant. Veiller sur la qualité de l’eau (filtre-a-eau.ch) et sur la protection contre les champs électromagnétiques (zone-blanche.ch) fait partie du même geste que soigner et qu’enseigner : protéger ce qui est fragile, et réveiller les consciences, pour que la génération suivante hérite d’un terrain — intérieur et extérieur — encore habitable.
« Un savoir qui ne circule pas s’éteint. Le chapiteau m’a appris qu’on garde vivant ce qu’on partage. »