Trois fois par jour, vous prenez une décision qui façonne votre terrain. Mais quelle décision ? Je ne conseille pas au hasard : le bilan BNS24 mesure votre biologie, le test ImuPro éclaire vos intolérances, et la diététique tibétaine apporte un regard millénaire sur ce qui vous réchauffe, vous alourdit ou vous apaise. Pas de régime dogmatique — des ajustements progressifs, expliqués, et surtout mesurables.
Ouvrez trois livres de nutrition, vous trouverez trois vérités contradictoires. Ce n'est pas que leurs auteurs mentent : c'est qu'ils parlent chacun d'un terrain différent. Le conseil qui répare l'un entretient le déséquilibre de l'autre.
C'est pourquoi ma nutrition est fonctionnelle : elle part de votre biologie, pas d'une doctrine. Le bilan BNS24 — ma technique majeure de bilan, 24 paramètres sanguins fonctionnels — me dit si votre terrain est en acidose, où en sont vos minéraux, comment travaille votre foie, dans quel état se trouve votre immunité. À partir de là, les conseils cessent d'être des opinions : ils deviennent des réponses à des mesures.
Et parce qu'on a mesuré avant, on peut re-mesurer après. Quelques mois plus tard, le même bilan dit si l'acidose recule, si les minéraux remontent, si le foie respire. Vous ne me croyez pas sur parole — vous le lisez, noir sur blanc, dans votre propre sang. C'est toute la différence entre un régime que l'on subit et un terrain que l'on comprend.
« Le meilleur conseil alimentaire n'est pas le plus à la mode : c'est celui que votre biologie réclame — et que la re-mesure confirme. »
Avant de vous conseiller un aliment ou un complément, que fais-je d'abord ?
Le BNS24 lit les protéines sériques : des marqueurs fonctionnels qui racontent comment votre organisme vit — bien avant que les grandes pathologies ne s'installent. Pour la nutrition, c'est une boussole d'une précision rare.
L'acidose tissulaire, d'abord. Un terrain qui s'acidifie puise dans ses réserves minérales pour tamponner ; il se traduit souvent par de la fatigue, des tensions, des inflammations qui couvent. La réponse est d'abord alimentaire : rééquilibrer la balance entre ce qui acidifie et ce qui alcalinise, sans diaboliser aucun aliment — question de proportions, pas d'interdits.
Les minéraux, ensuite. On ne « prend pas du magnésium » parce que c'est l'usage : on regarde ce que dit le bilan, on comprend pourquoi la réserve s'épuise — souvent l'acidose, justement — et on corrige la cause en même temps que la carence. Sinon, on remplit un seau percé.
Le foie, enfin — carrefour de la digestion, du tri et de l'élimination. Quand le bilan le montre surchargé, l'assiette devient son premier soutien : alléger ce qui l'encombre, apporter ce qui l'aide, respecter ses rythmes. Beaucoup de « problèmes digestifs » se dénouent là, en amont, sans qu'il soit besoin d'aucun produit miracle.
Cette lecture s'articule naturellement avec le reste de mon travail : les mêmes marqueurs guident aussi l'homéopathie diathésique et la phytothérapie de la médecine intégrée — l'assiette et le remède avancent ensemble, dans la même direction.
Le détail du bilan — sa logique, son déroulement, sa lecture — est expliqué sur la page BNS24, le bilan de terrain.
Pas de dogme, pas d'interdits spectaculaires : des ajustements progressifs et mesurables. On change deux ou trois choses, on observe, on re-mesure — et on ne garde que ce qui fait ses preuves chez vous.
Il y a les aliments objectivement problématiques — et il y a ceux qui ne posent problème qu'à vous. Les intolérances alimentaires sont sournoises : leurs effets sont souvent décalés dans le temps, diffus, difficiles à relier à l'assiette.
Fatigue après les repas, digestion capricieuse, troubles cutanés, inflammations qui reviennent sans cause claire : quand le tableau évoque une intolérance, je propose le test ImuPro, une analyse de laboratoire qui objective les réactions de votre organisme à un large éventail d'aliments. Le résultat n'est pas une sentence, c'est une carte : il désigne les aliments à mettre au repos, ceux à réintroduire progressivement, et ceux qui ne posent aucun problème.
Deux précisions importantes. D'abord, une intolérance n'est pas une allergie : les allergies vraies — réactions immédiates, parfois graves — relèvent du médecin allergologue, et le test ImuPro ne remplace en rien ce bilan médical. Ensuite, l'objectif n'est jamais d'appauvrir votre assiette à vie : on met au repos, on laisse le terrain se réparer — souvent avec le soutien du travail de fond mesuré au BNS24 — puis on réintroduit méthodiquement. Une éviction n'est pas une punition ; c'est une pause.
Que cherche-t-on avec le test ImuPro ?
La micronutrition s'intéresse aux petites quantités qui font les grandes différences : minéraux, oligo-éléments, vitamines, acides gras. Bien employée, elle est un levier remarquable. Mal employée, elle devient une armoire pleine de flacons — et un terrain toujours aussi déséquilibré.
Ma règle est simple : pas de complément sans raison mesurée. C'est le bilan et la clinique qui désignent ce qui manque réellement — pas le rayon du magasin ni la tendance du moment. Et chaque complémentation est pensée comme une béquille temporaire : elle soutient le temps que l'assiette, elle, reprenne le relais. Si un complément semble devoir durer toujours, c'est que la cause de la fuite n'a pas été traitée — et c'est elle qu'il faut chercher.
La micronutrition dialogue étroitement avec le reste du protocole : elle prépare ou accompagne le travail de fond de la médecine intégrée, et elle se retire à mesure que le terrain se redresse. Le succès, ici, se compte en flacons qu'on arrête — pas en flacons qu'on ajoute.
Une image tirée du corps me sert souvent en consultation : on ne corrige pas un déséquilibre en agitant les deux bras partout — on fait un petit geste précis, au bon endroit. La micronutrition bien faite, c'est exactement cela.
Le mot dit tout : un alicament, c'est un aliment qui soigne — un aliment dont les composés ont une véritable action sur le terrain, à mi-chemin entre l'assiette et le remède. « Que ton aliment soit ta première médecine », disait déjà Hippocrate ; la nutrition fonctionnelle en a fait un art précis.
Certains aliments ne se contentent pas de nourrir : ils agissent. L'ail et l'oignon sur la circulation et l'immunité, le curcuma et le gingembre sur l'inflammation, les crucifères sur la détoxication du foie, les petits fruits et les herbes aromatiques par leurs polyphénols, les aliments alcalinisants sur un terrain qui s'acidifie. Bien choisis, ils deviennent des alliés quotidiens du travail de fond — sans effet secondaire, sans dépendance, au fil des repas.
Fidèle à ma règle, je ne les conseille pas au hasard : c'est votre terrain mesuré qui oriente le choix. Un foie surchargé, une acidose, une immunité fatiguée n'appellent pas les mêmes alicaments. Ils s'intègrent alors au reste — homéopathie, micronutrition, plantes — comme la base tranquille sur laquelle tout le protocole s'appuie. C'est le sujet que j'approfondis dans ma base de connaissances « Nutrition & alicaments ».
Un alicament reste un aliment : il agit en douceur et dans la durée, jamais comme un médicament d'urgence. Certains interagissent d'ailleurs avec des traitements — le curcuma à forte dose, le pamplemousse — raison de plus pour en parler avec moi et avec votre médecin plutôt que d'en abuser seul.
Qu'est-ce qu'un « alicament » ?
Je pratique la médecine tibétaine depuis 2012, et sa diététique est l'un de ses joyaux les plus immédiatement utiles : une science de l'aliment qui ne demande ni laboratoire ni complément — seulement de l'attention.
La médecine tibétaine lit le corps à travers trois humeurs : rLung, le souffle — le mouvement, le système nerveux, tout ce qui est léger, mobile, irrégulier ; Tripa, la bile — la chaleur, la digestion, la transformation ; Béken, le phlegme — la cohésion, les liquides, la stabilité, tout ce qui est lourd et frais. Chacun de nous les combine à sa manière, et chaque aliment les nourrit ou les apaise selon ses qualités propres.
Car dans cette tradition, un aliment ne se réduit pas à ses calories : il se décrit par ses saveurs — doux, acide, salé, amer, piquant, astringent — et par ses qualités, à commencer par le chaud et le froid. Un plat chaud, onctueux et doux apaise un rLung agité ; il alourdit un Béken déjà lourd. Une saveur amère et fraîche calme la chaleur de Tripa ; elle aggrave la frilosité d'un terrain froid. La question n'est jamais « cet aliment est-il bon ? » mais « est-il bon pour vous, maintenant ? ».
« Maintenant », car la diététique tibétaine pense aussi les saisons : on ne mange pas en hiver comme en été, et chaque saison sollicite les humeurs différemment. Ces conseils de saison — réchauffer ici, alléger là, adoucir à l'intersaison — sont d'une simplicité désarmante et d'une efficacité que quinze ans de cabinet m'ont appris à ne plus sous-estimer.
Le plus beau, c'est la convergence : très souvent, ce que la lecture des humeurs suggère au pouls, le BNS24 le confirme en langage biochimique. Deux traditions que tout sépare — un laboratoire allemand, un texte tibétain — qui pointent le même geste dans l'assiette : ces convergences-là sont, pour moi, le cœur battant de la médecine intégrée.
Combien d'humeurs la diététique tibétaine cherche-t-elle à équilibrer ?
On peut composer la meilleure assiette du monde : mangée debout, en cinq minutes, sous tension, elle ne nourrira qu'à moitié. L'hygiène de vie fait partie de la nutrition.
Nous regardons donc aussi le contexte : les rythmes des repas et la manière de manger, le sommeil qui conditionne les choix alimentaires du lendemain, le mouvement qui aide le terrain à brûler et à éliminer, l'hydratation, et la charge de stress qui pèse directement sur la digestion. Là encore, pas de grand soir : un ou deux ajustements à la fois, tenables, dont on vérifie l'effet.
Au cabinet de Sion — Centre de Thérapies, Rue du Rhône 11 — la première rencontre commence par l'anamnèse : votre histoire, vos habitudes réelles (celles que l'on ose dire, et les autres), vos traitements, vos tentatives passées et ce qu'elles vous ont appris. Nous décidons ensemble des mesures utiles : bilan BNS24 si le terrain doit être objectivé, test ImuPro si le tableau évoque des intolérances.
Quand les résultats arrivent, nous les lisons ensemble, ligne par ligne — c'est votre biologie, vous avez le droit de la comprendre. Puis je vous remets des recommandations hiérarchisées : deux ou trois priorités claires, pas une liste de trente interdits. On avance par paliers, on observe, et après quelques mois, on re-mesure le terrain : ce qui a bougé reste, ce qui n'a rien donné s'abandonne sans regret. Votre assiette finale ne ressemblera à aucun régime de livre — elle vous ressemblera, vous.
Non. Je ne travaille pas avec des régimes dogmatiques ni des listes d'interdits. La méthode repose sur des ajustements progressifs — deux ou trois priorités à la fois, tenables dans une vraie vie — choisis d'après votre bilan et vérifiés par la re-mesure. Un changement qui ne tient pas dans votre quotidien n'est pas un bon changement.
L'allergie vraie provoque des réactions immédiates, parfois graves : elle relève du médecin allergologue et d'un bilan médical. L'intolérance alimentaire, que cherche le test ImuPro, est plus discrète : des réactions souvent décalées dans le temps, qui entretiennent fatigue, troubles digestifs ou inflammations. Les deux registres ne se remplacent pas — en cas de doute sur une allergie, le médecin d'abord.
Non — et si c'était le cas, ce serait le signe d'un problème mal traité. La micronutrition est pensée comme une béquille temporaire : elle comble ce qui manque le temps que l'assiette et le terrain reprennent le relais. Chaque re-mesure du bilan sert aussi à cela : alléger la liste. Le succès se compte en flacons qu'on arrête.
Remarquablement. L'une parle de saveurs, d'humeurs et de saisons ; l'autre de marqueurs biologiques — mais elles décrivent le même corps, et leurs conseils convergent bien plus souvent qu'on ne l'imagine. Dans ma pratique, le bilan BNS24 donne la mesure, la diététique tibétaine donne la sagesse d'usage : quoi manger, comment, à quelle saison. Les deux regards se vérifient l'un l'autre.
Non, mais c'est une information essentielle : apportez la liste complète de vos traitements. L'accompagnement nutritionnel se fait alors en complément et en coordination avec votre suivi médical — jamais à sa place. Et aucun traitement ne se modifie au motif que l'assiette va mieux : cette décision appartient à votre médecin.
Je suis agréé ASCA, RME & APTN. Selon votre assurance complémentaire, tout ou partie des consultations peut être pris en charge — les conditions variant d'une caisse à l'autre, vérifiez directement auprès de la vôtre. Les analyses de laboratoire (BNS24, ImuPro) font l'objet de leur propre facturation.
À tous ceux qui sentent que « bien manger » ne devrait pas être une affaire de croyances.
Vous digérez mal sans savoir pourquoi ; vous êtes fatigué alors que vous « mangez bien » ; vous avez essayé trois régimes contradictoires et perdu confiance ; vous vivez avec un trouble chronique et voulez que votre assiette travaille pour vous, pas contre vous ; ou vous souhaitez simplement adapter votre alimentation à votre terrain et aux saisons, avec des repères solides plutôt que des slogans.
Ce que je vous propose tient en trois verbes : mesurer — le bilan BNS24 et, si besoin, le test ImuPro ; ajuster — progressivement, avec le double éclairage de la nutrition fonctionnelle et de la diététique tibétaine ; vérifier — la re-mesure tranche, pas les impressions. Votre assiette devient alors ce qu'elle n'aurait jamais dû cesser d'être : votre premier remède, trois fois par jour.
Et la suite du chemin lève les yeux de l'assiette vers le ciel : l'astrologie médicale tibétaine, l'autre passion de ma vie de praticien.