Un soutien complémentaire pendant et après les traitements : soutenir le terrain, aider le corps à mieux tolérer la chimiothérapie, protéger les organes qu'elle éprouve, garder des forces et du moral. Toujours aux côtés de l'oncologie, jamais à sa place — et toujours en lien avec votre équipe médicale.
Si j'accompagne aujourd'hui des personnes touchées par le cancer, ce n'est pas un choix théorique. Entre l'artiste et le thérapeute, il y a eu un passage que je n'avais pas choisi : un lymphome de stade 4, avec atteinte de la moelle, destruction de masses osseuses au niveau des lombaires, et une capacité respiratoire réduite de moitié.
Cette épreuve initiatique m'aura plus enseigné sur la santé que bien des formations. J'ai découvert le soin depuis l'autre côté : la place du patient. La peur, l'attente, la fatigue des cures, ce que soulagent vraiment une main juste et une parole vraie — et ce qui blesse quand on est réduit à un dossier. Elle a été le point de bascule entre l'artiste et le thérapeute.
Je me suis soigné avec la médecine conventionnelle — face à un lymphome de stade 4, elle est indispensable, et je ne l'ai jamais reniée. Mais je l'ai doublée, tout au long, de tout ce que je connaissais du terrain : plantes, nutrition, gestes du corps, souffle — cette attention constante à ne pas laisser le vivant s'éteindre sous le traitement. Et cela m'a permis, en accord avec les résultats et les choix de mon oncologue, de réduire considérablement le nombre de chimiothérapies.
Avec le temps, la récupération a été complète : les masses osseuses se sont reconstruites, le souffle est revenu. Je ne le raconte pas comme une recette — chaque histoire est unique, et rien ici ne remplace un suivi médical. Je le raconte parce que c'est là que ma conviction s'est forgée : le soin le plus juste est celui qui rassemble, qui ne choisit pas entre la science et le vivant.
« On ne transmet vraiment que ce que l'on a traversé. »
Je me suis formé à l'accompagnement des personnes sous chimiothérapie auprès du Dr Philippe Lagarde, oncologue français fort de plus de quarante-cinq ans auprès de malades du cancer — lauréat du prix Gustave-Roussy, enseignant à l'Académie internationale de nutrition clinique de Rome, auteur de nombreux ouvrages.
Son travail, qu'il nomme « véritable oncologie intégrée », repose sur une idée simple et rigoureuse : chaque famille de chimiothérapie éprouve spécifiquement certains organes — le cœur, les reins, le foie, les nerfs, les muqueuses, le sang. On peut donc protéger et soutenir de façon ciblée les organes concernés par le protocole reçu — par une supplémentation précise en vitamines, minéraux et nutriments — pour réduire la toxicité ressentie et améliorer la tolérance des traitements, sans jamais interférer avec leur efficacité : tout se fait en lien avec l'équipe d'oncologie.
Depuis un siècle, des médecins et des chercheurs ont exploré des voies de soutien parallèles aux traitements du cancer. Je les présente ici honnêtement — avec ce qu'elles proposent et ce que la science en dit. Aucune ne guérit le cancer, aucune ne remplace un traitement : ce sont des sources dont je retiens, au cas par cas, ce qui peut soutenir la personne.
Le socle de ma formation : supplémentation ciblée (vitamines, minéraux), protection spécifique des organes éprouvés par chaque type de chimiothérapie, amélioration de la tolérance des traitements. Une approche pensée avec l'oncologie conventionnelle, pas contre elle.
Élaborée par le Dr Max Gerson dans les années 1920-30 : alimentation végétale biologique riche en potassium, jus frais quotidiens, protocoles de détoxication. Honnêteté oblige : aucune preuve scientifique n'en fait un traitement du cancer, et ses protocoles extrêmes comportent des risques réels. Je n'en retiens que l'attention portée à la qualité de l'assiette — adaptée, mesurée, jamais au détriment des forces.
Mirko Beljanski, biologiste de formation passé par l'Institut Pasteur, a étudié des extraits végétaux (Pao pereira, Rauwolfia vomitoria) et des fragments d'ARN pensés pour soutenir la moelle osseuse pendant les traitements lourds. Sa piste est aujourd'hui poursuivie par la Fondation Beljanski. Des travaux intéressants, encore en cours d'évaluation scientifique.
Issu de la médecine anthroposophique, l'extrait de gui fermenté (Viscum album) est très utilisé en Suisse et en Allemagne en soutien des personnes traitées, notamment pour la qualité de vie pendant les cures. Il est prescrit par des médecins formés à cette approche — je vous oriente vers eux lorsque cette voie vous parle.
À lire avant tout rendez-vous : mon accompagnement est strictement complémentaire. N'arrêtez, ne retardez et ne modifiez jamais un traitement oncologique sans l'avis de votre oncologue. Informez votre équipe médicale de tout complément ou soin entrepris — certaines substances peuvent interagir avec les traitements. Mon histoire personnelle est un témoignage, pas une promesse : chaque situation est unique.
Venez avec votre protocole et vos questions. Nous regarderons ensemble, calmement, ce qui peut vous soutenir — et nous le ferons en lien avec vos médecins.